Que deviennent les particules émises par le trafic routier dans la ville de Toulouse, et plus particulièrement les nanoparticules?  Dans la rue, dans les logements et dans la Garonne?

Dans l’air  Le projet de recherche NanoEnvi utilisent des biocapteurs passifs composés d’écorces de platanes.  Ces capteurs seront mis en place dans des logements et sur des façades d’immeubles de Toulouse pour une durée de 6 mois à 1 ans. Ce projet de sciences participatives débute en avril 2018.

Dans l’eau Les particules déposées sur l’espace urbain sont lessivées par les pluies et peuvent être transportées vers les rivières. Afin de les suivre, des prélèvements de sédiments de berges de la Garonne seront réalisés sur 30 km.

 

 

Les émissions de gaz et de particules par le trafic routier seraient à l’origine de 48.000 décès par an rien qu’en France*. Difficiles à détecter et à suivre en raison de leur taille, les particules atmosphériques très fines, les nanoparticules, sont susceptibles d’avoir le plus d’impact sur notre santé. Face aux alertes pollutions récurrentes, mieux connaître le devenir de ces part

icules est donc primordial.

NanoEnvi est un projet de sciences participatives qui fait intervenir les habitant.e.s de Toulouse et des chercheur.e.s en magnétisme de l’environnement, en sociologie et en physique.

Le projet NanoEnvi est basé sur les techniques de magnétisme environnemental pour la détection des petites particules magnétiques présentes dans l’air. La détection des particules magnétiques permet de suivre le cortège de particules émises par le trafic. Il est couplé avec une étude sociologique visant à estimer la perception du risque lié à ces particules et à la réponse adoptée.

Le projet NanoEnvi a démarré en juillet 2017 pour une durée de 2ans ½. Le projet est actuellement en phase de lancement. La première mise en place de capteurs est prévue en avril 2018.

 

Comment suivre les nanoparticules ? 

En avril 2018, NanoEnvi organise avec l’aide des toulousain.e.s, une campagne de mesures en ville en utilisant des biocapteurs passifs composés d’écorces de platanes. Ces capteurs mis en place pour une durée de 6 mois à 1 an, dans des logements et sur les façades d’immeubles sont discrets, biodégradables et non-polluants.

L’analyse des écorces présentes sur les arbres et de ces capteurs permettra de cartographier les concentrations de particules magnétiques de quatre zones dans Toulouse. Un profil de mesures des sédiments de berges le long de la Garonne permettra d’estimer la proportion de particules lessivées et transportées de l’espace urbain vers le fleuve. Ainsi, le projet NanoEnvi donnera une image de la diffusion et du devenir de ces particules.

 

Un projet de science participative

Nous avons besoin de vous !  Vous êtes toulousains et vous pourriez héberger 1 à 3 de nos petites écorces ? Rendez-vous ici poursavoir comment participer et ici pour vous inscrire.

Venez nous rencontrer aux évènements auxquels nous participons (voir) ou abonnez-vous.

 

Qui finance NanoEnvi ?

NanoEnvi est soutenu par la Mission interdisciplinarité du CNRS et fait intervenir des chercheurs du CNRS, de l’Université de Toulouse III, de l’Université de Toulouse II, de l’IRD et de l’INSA.

 

 

 

Références :

* Rapport annuel 2016 de Santé publique France

Qui cherche cherche !

Le portrait d’une des chercheuses du projet. La série des « Qui cherche cherche » présente des portraits de chercheurs dans leur laboratoires et leurs terrains d’exploration.